Posté le 25.05.2007 par baptiste julien blandet
L'impôt. Quelle douloureuse! Surtout en cette fin de mois de mai, où nous devons tous penser à renvoyer nos déclarations de revenus. De quoi s'agit-il au juste l'impôt ? Tout le monde est à peu près d'accord sur le sens de ce terme économique : un prélèvement obligatoire, sans contre-partie directe, réalisé par l'Etat ou une Collectivités locales pour financer ses dépenses et réguler l'activité économique. En clair, l'impôt ne doit pas être considéré comme le prix acquitté pour un service publique. Tout simplement parce que chacun ne paye pas le même montant d'impôt alors que tous accèdont aux services publiques : hôpitaux, écoles, routes, etc.
L'impôt est loin d'avoir une forme unique. Il est direct, indirect, national, régional, réels, personnels, progressif, dégressif, proportionnel, global, fragmentaire, etc.
Dans ce premier billet sur l'impôt, je vais m'intéresser sur l'une des fonctions : l'incitation économique. Il s'agit pour la direction des impôts de dégrèver des revenus pour encourager l'épargne quand on défiscalise par exemple l'épargne boursière si les montants transitent par un PEA (plan d'épargne action) y sont maintenus plus de huit ans, pour développer l'investissement quand on défiscalise une partie des revenus perçus dans le foncier (loi de robien ou besson).
Le remboursement de 20% du montant des intérêts payés sur un crédit immobilier pour l'acquisition d'un premier logement proposé par Nicolas Sarkozy entre dans cette démarche. Enfin pas tout à fait. D'abord, il est ciblé. Tout le monde ne pourra pas bénéficier de cette mesure, une fois votée - car elle devra être votée. Si on analyse l'objectif il s'agit de redonner un peu de capacité d'endettement alors que les prix de l'immobilier est au plus haut et que les taux remontent.
A première vue, la mesure est louable mais elle pourrait bien être inefficase. Les ménages qui ne pouvaient plus emprunter, vont effectivement retrouver un peu d'air pour boucler leur budget. Les banques vont être plus souples sur les critères et garanties de remboursement. Donc, relancer la demande de logement et la spéculation immobilière.
C'est bien la difficulté du financement qui a permis ces derniers mois de calmer les ardeurs de la hausse. Les prix s'étaient stablisés, sans pour autant descendre. Une nouvelle remontée de taux permettait même d'espérer un début de baisse des prix de ventes. Or cette modification fiscale lève la pression sur les vendeurs. La demande, calmée par les conditions de financement, redevient plus active... avec un risque de voir remonter à nouveau les prix. Et au final, le cadeau fiscal va accentuer une situation déjà intenable.
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Posté le 22.05.2007 par baptiste julien blandet
Pas une journée sans que l'actualité économique ne fasse référence à un indice : indice des prix, indice des prix à la production, indice sur le moral des investisseurs, des industriels, indices boursiers (Cac 40, Dow Jones, etc…). Mais de quoi s'agit-il au juste ? Et pourquoi l'information économique en est-elle tant friande ?
Un indice peut se définir comme une mesure d'un ensemble de grandeurs (les prix, une opinion, une évolution d'un ensemble de actions cotées, etc…) qui permet d'établir une référence, une base de comparaison. Souvent lorsqu'un indice est créé il débute au niveau 100. Ensuite, on va regarder mois après mois comment les éléments qui composent l'indice se comportent c'est-à-dire si ces éléments additionnés sont sous ou au-dessus de 100. Au total, cela permet de dessiner une tendance sur l'ensemble de grandeurs pris en compte. Si ce sont les prix, cela permet de savoir comment évolue la variation des prix. Si cela concerne les actions comment évolue l'opinion du marché sur ces valeurs.
Ce qui explique la présence d'une multitude d'indice. Tous permettent d'anticiper une évolution ou du moins de confirmer certains phénomènes isolés qui en fait sont généralisés ou de les infirmer. Exemple : un produit peut connaître une forte baisse, mais l'indice des prix va rester stable. Ce qui induit que les autres produits aient augmenté de manière "proportionnel" à la baisse de ce produit. Au total, l'analyse économique va conclure que les prix sont stables. Mais si l'analyste observe correctement, il va immédiatement nuancer la situation. Ce qui explique qu'actuellement l'indice des prix soit donné avec et sans les produits pétroliers du fait de la forte variation du prix du pétrole et de son niveau élevé. Bref, l'indice donne une tendance mais il convient de regarder comment l'ensemble de grandeurs a évolué pour établir des circonstances qui évitent une mauvaise anticipation pour la suite. Exemple : une hausse des prix cachée mais bien réelle.
Posté le 21.05.2007 par baptiste julien blandet
L'économie s'intéresse aussi à la politique. Sous plusieurs aspects d'ailleurs. Souvent l'économie de marché permet l'émergence d'une relative démocratie. La théorie économie analyse aussi de manière sérieuse les causes d'une abstention.
Pourquoi plus de trois algériens sur cinq ne sont pas déplacés pour voter. Pourquoi les français se sont-ils mobilisés autant pour les présidentielles ? Et vont-ils se remobiliser en juin pour les législatives ? Tout va dépendre du coût de l'élection pour le citoyen. Et oui...
Rien à voir avec le coût des campagnes assumé en partie par l'Etat et l'autre partie par les partis ou les candidats, via des associations créées spécifiquement pour récolter des dons.
Ce coût là, c'est le temps que le citoyen va prendre pour aller à son bureau de vote et mettre son bulletin dans l'urne ou pour valider son choix sur une machine. Il est confronté à l'espérance que son vote soit celui qui ressorte majoritaire. Le citoyen convaincu que son vote va compter est prêt à se déplacer aux urnes face aux gains qu'il pourra tirer du résultat du vote. S'il pense que les jeux sont faits, il peut décider de ne pas se rendre au bureau de vote et partir à la pêche par exemple. Le gain de revenir bredouille étant malgré tout plus fort que celui de voir le candidat adverse emporter l'élection, qui serait alors vécu comme une perte.
Cette analyse économique du vote connu aussi sous le nom du "paradoxe du vote" a été développée par les néoclassiques et la théorie de la rationalité. En résumé, un citoyen va voter s'il estime que le coût (en temps) pour aller voter et plus faible que le gain de voir son candidat l'emporter. Cependant, il peut aussi avoir un sursaut de conscience, et estimer que son vote même s'il lui en coûte à titre personnel, sera de toute manière plus profitable à la société. Et c'est en cela que l'on trouve l'explication d'une participation record aux élections présidentielles françaises. Voyant la possibilité de voir à nouveau le Front National au second tour ou permettre à une femme d'accéder au poste suprême a largement transformé le sens du vote. Le gain de ne pas voter a donc été vu comme moins attractif, voir une perte, que celui de voter même pour un candidat qui ne ressortira pas vainqueur.
En Algérie, l'abstention trouve son explication chez Alexis de Tocqueville. L'abstention marque la négligence du citoyen pour la démocratie parce qu'il est de moins en moins acteur et demande plus d'Etat en contrepartie. Bref, mettre le citoyen au coeur des décisions politiques, le faire participer aux choix pris par les responsables politiques va redonner vie à la démocratie mais aussi dans un second temps réduite l'intervention de l'Etat dans la vie des gens... Est-ce à dire que les débats participatifs sont en réalité une démarche libérale ? A vous de juger.
Posté le 15.05.2007 par baptiste julien blandet
Bonne nouvelle ! En 2006, la croissance du PIB de la France a progressé de +2,2%. En revanche sur le premier trimestre 2007, elle n'avance que de +0,5%. Que faut-il comprendre ? Le PIB correspond au produit intérieur brut. C'est une donnée qui permet de mesurer la création de la richesse d'un pays. Il correspond à la valeur des biens et des services produits sur le territoire d'un pays durant une période donnée : le trimestre, le semestre, l'année, etc. C'est la comptabilité nationale qui détermine le niveau du PIB en s'appuyant à la fois sur la valeur ajoutée produit par les entreprises du pays mais aussi les entreprises étrangères présentes sur le territoire, puis en y ajoutant la taxe sur la valeur ajoutée et les droits de douane. On le cacule aussi en additionant la consommation finale, la formation brute de capital fixe (la valeur des différents biens et services qui ont été utilisés pour participer à la production d'un bien ou d'un service final. Par exemple, le plastique pour une bouteille d'eau, le pétrole pour l'essence, les vis pour un meuble, etc.), les variations de staocks dans les entreprises et les exportations puis en retranchant les importations.
Bref en 2006, les français plutôt bien travaillés, même ils ont peu toujours faire mieux.
Posté le 14.05.2007 par baptiste julien blandet
Les partenaires sociaux ne sont rien d'autres que les syndicats. Leur seul objet est de représenter les intérêts professionnels et économiques de leurs membres, qui soient des salariés, soit des entreprises, soit des artisans, soit des professions libérales, soit des étudiants, etc. Ils sont créés pour mener à bien une action temporaire, pour réunir des personnes concernées par un même problème.
Ils sont reconnus par loi depuis le 21 mars 1884. Leur fonctionnement suit les statuts définis dans la loi de 1901.
En France, les salariés peuvent adhérés librement à la CGT (confédération générale du travail), à la CFDT (confédération générale démocratique du travail) à FO (Force Ouvrière), la CGC (confédération générale des cadres) ou encore la CFTC (confédération générale des travailleurs chrétiens). Les artisans, les commerçants et les professions libérales se retrouvent au sein de la CGPME (confédération générale des petites et moyennes entreprises). Quant aux grandes entreprises, elles adhèrent le plus souvent au MEDEF (mouvement des entreprises de france).
Ni les salariés ni les entreprises sont fortement syndiqués. De moins en moins de français prennent une carte à un syndicat. Tout juste se retournent-ils vers eux en cas de conflits avec l'employeur ou le salarié. Il fut un temps où les syndicats étaient fortement implantés. L'arrivée de la Gauche au pouvoir au début des années quatre-vingt a sans aucun doute sonné l'heure de leur déclin.
Un déclin qui pèse. A ce jour toutes les négociations globales avec le Gouvernement ou le patronat se fait via les syndicats, qui représentent à ce jour moins d'un français sur dix. Du coup, aucun ne se laisse aller au compromis. Seule la CFDT a montré à plusieurs reprises son état d'esprit d'ouverture. La CGT commence à faire sa révolution, en acceptant de ne plus seulement revendiquer mais aussi signer des accords.
A l'étranger, le poids des syndicats évolue diversement. Dans un pays comme l'Allemagne, les syndicats restent puissants et parviennent à conclure des accords qui s'imposent à tous. Aux Etats-Unis et en Grande-bretagne, la situation diffère. Au départ, ils avaient une très grande importance. Mais dans les années quatre-vingt, l'arrivée de Reagan et Thatcher ont signé la fin de leur suprématie. ces deux responsables politiques ont mis en place des dispositifs qui ont réduits à pas grand chose les syndicats. Pour eux, les syndicats sont l'une des sources des blocages de l'économie. Les revendications, des contestations, les grèves nuisent à la bonne marche l'entreprise. la quasi-absence de syndicat permet de laisser aux seules entreprises le soin de fixer les niveau de rémunération des salariés.
C'est ici que l'on trouve une partie du succès de l'essor économique anglais et américain comparé à la France. J'aurai l'occasion de vous en donner quelques illustrations et de vous expliquer pourquoi la France n'arrive pas à tomber d'accord.
Posté le 10.05.2007 par baptiste julien blandet
Elles s'appellent FED, BCE, Banque d'Angleterre, Banque du Japon... Ce sont les banques centrales des Etats-Unis, de la zone Euro, du Royaume-Uni, du Japon... Elles régulent l'émission de monnaie. Elles financent l'économie en accordant des crédits ou en accdeptant des opérations de refinancement aux banques et aux Etats. Elles assurent la parité des monnaies. C'est en quelque sorte la banque des banques.
A travers le temps, les banques centrales ont acquis leur indépendance du pouvoir politique. Ce qui permet à chaque monnaie d'être moins tributaire des enjeux politiques intérieurs à court terme. En revanche, la banque centrale s'est vu confié la mission de maintenir le niveau de l'inflation (la hausse des prix) à un niveau raisonnable. Pour ce faire, elle utilise le taux d'intérêt comme instrument de régulation. Ce qui permet facilité ou de compliqué l'accès au crédit, et par conséquence de maîtriser une partie de l'élan des investissements à destination des entreprises.
La Banque Centrale joue un rôle clé dans les politiques économiques et monétaires. Elle met en oeuvre la politique monétaire et s'assure de stabilité du système bancaire et financier.
La Banque Centrale Européenne est composé des douze gouverneurs des banques centrales des différents pays ayant adhérés à la zone euro. Pour le moment, c'est le français Jean-Claude Trichet qui la préside.
Posté le 09.05.2007 par baptiste julien blandet
9 mai. Fête de l'Europe et pour cette célébration en 2007, c'est l'euro qui fait l'objet de toutes les attentions. Décrié il y a encore quelques semaines, les voix d'aujourd'hui s'émerveillent en constatant que presque tous les objectifs fixés à la monnaie unique sont remplis. Un dernier reste à décrocher : détroner le dollar comme monnaie de référence dans les échanges internationaux.
Mais qu'est-ce une monnaie ? Voilà encore un concept qui fonde les écoles de pensées économiques, qui animent les débats. Et à ce jour, il n'est toujours pas fermés.
La monnaie revête plusieurs fonctions. D'abord, c'est un élément qui facilite les échanges. Il permet vendre un bien et ensuite d'en acheter un. Lors des premiers échanges commerciaux, les hommes utilisaient le troc. Deux oeufs de poules pour un épi de blé. Mais bien difficile de trouver un équivalent à une vache, à un mouton... quand en réalité les hommes cherchent juste un morceau de viande. C'est là tout le problème du troc. Le vendeur n'obtient pas forcément en échange ce dont il a vraiment besoin. Et l'acheteur se retrouve avec des quantités qui dépassent largement ses besoins. D'où l'émergence de la monnaie comme moyen de transactions. Contre un vache, le vendeur obtient une certaine quantité de monnaie qui lui permet d'acheter dans de justes proportions les biens dont il a besoin : du foin, du pain, des légumes, etc.
Pour que le système tourne bien, la monnaie doit être accepté par tous. Dès lors, la valeur de chaque bien s'exprime en fonction de la quantité de monnaie. La monnaie acquière ici ce qu'on appelle une unité de compte.
Comme le vendeur n'est pas contraint de dépenser imédiatement toute la quantité de monnaie reçue, on dit que la monnaie a aussi une fonction de réserve. Il y a ici le point de départ d'une multitude de fondements économiques que j'aurais l'occasion de détailler dans quelques temps.
Outre ces fonctions économiques, la monnaie participe à sa façon à la socialisation de la société. En facilitant l'échange, elle canalise la violence dit par exemple Aglietta. Et les libéraux, comme Hayek ou Mises, intégre cette dimension sociale dans leurs analyses sur le rôle de la monnaie dans une économie. A bien des égards, l'euro illustre cela.
Posté le 08.05.2007 par baptiste julien blandet
Les OPA pleuvent. Dernière en date : l'américain Alcoa sur le canadien Alcan. De quoi s'agit-il ? Une offre publique d'achat se résume en une opération boursière qui vise à prendre le contrôle le contrôle d'une autre entreprise.
Ce qui veut dire que les propriétaires de parts (les actions) de la société doivent pouvoir librement les acheter ou vendre sur le marché. Personne ne peut empêcher un achat ou vente d'une part. La condition de la vente étant de tomber d'accord sur le prix.
Il existe toutefois quelques contraintes dont certaines aboutissent à devoir lancer une OPA. Les régulateurs obligent de déclarer le dépassement de certains seuils, tant à la hausse qu'à la baisse, : 5%, 10%... jusqu'à un tiers de parts d'une société. Au-delà, ils estiment que la position acquise revient à contrôler la société en obligeant la majorité des propriétaires à prendre des risques qui éventuellement ils ne souhaitent pas prendre. Quitte à contrôler les décisions autant aussi assumer la majorité des risques pris.
L'OPA peut être vu comme une sorte de vote démocratique. Une différence : il y a un gain pour chaque votant. En général, l'entreprise, le fond d'investissement, etc., qui lance une OPA valorise sa proie 25% de mieux que le marché lors du dernier cours de l'action connu avant l'annonce de l'opération. Si le propriétaire estime que dans un avenir plus ou moins proche il a peu de chance que le titre atteigne un tel niveau, alors il va accepter l'offre. En revanche, il peut considérer que l'activité de la société connaît une forte expansion et un bon niveau de rentabilité ou que le projet présentait dans le cadre de l'offre n'est pas convainquant. Alors il n'apporte pas ses parts.
Une OPA est réalisée à un prix fixé et durant une période limitée dans le temps. A la fin de cette période, les régulateurs regardent si l'objectif de détentions de part : 60, 70 ou 100% est atteint. Dans tous les cas, il devra être supérieur à 50%. En dessous, c'est l'échec de l'OPA. L'assaillant a le choix soit de rester au niveau d'avant l'opération, de revaloriser son offre dans une nouvelle OPA, ou de se retirer. Au dessus, les scénarios sont identiques. A ceci, près que l'entreptrise peut ne pas se retirer puis lancer quelques temps plus tard une seconde offre dite "sur les minoritaires". C'est que vient de faire Allianz sur AGF ou encore ce que va faire Arcelor Mittal sur Arcelor Brésil après avoir revu à la hausse le montant de reprise des parts.
Bref, le succès d'une OPA repose sur le projet industriel mais aussi et parfois surtout sur le montant du gain que chaque actionnaire peut encaisser immédiatement en apportant ses titres.
Attention toutes les OPA ne se réalisent en monnaie sonnante et trébuchante. Le plus souvent il y a un mix entre échange d'actions dans le nouvel ensemble et le versement d'une prime. Parfois, il peut n'y avoir qu'un échange d'actions.
J'aurais l'occasion de vous en expliquer l'intérêt économique.
Posté le 07.05.2007 par Baptiste Julien BLANDET
Le concept de "valeur travail" fonde les différentes pensées des écoles de la pensée économiques. De quoi s'agit-il ? La valeur d'une marchandise ou d'un service est dépendant du temps de travail qu'il a été nécessaire pour les concevoir ou pour les acquérir. Ce critère se veut objectif car le nombre d'heures peut s'exprimer, par équivalence, en monnaie sonnante et trébuchante.
En effet, soit le temps de travail s'inscorpore dans le prix de la marchandise ou du service proposé, soit il permet au consommateur de réunir l'argent dont il a besoin pour finaliser son acte d'achat. Dans le premier cas, on parle volontiers de coût de production, qui ne faut pas confondre avec le prix de vente. La différence entre les deux étant la marge prise par l'entreprise. Ce prix de vente va en revanche être l'élément de référence pour le second cas. Des auteurs comme Ricardo (école classique) ou Marx parlent de la valeur-travail commandé.
Ce qui amène Marx, qui a beaucoup écrit sur ce thème, a différencié la valeur liée à la force de travail et la valeur crée par l'usage de la force de travail. La première correspond au coût de reproduction de la valeur travail. La seconde au temps necessaire pour la production d'une marchandise. Marx estime cette dernière supérieure à la première. La différence constitue la plusvalue. On retrouve là la décomposition détaillée un peu plus haut.
Notez que cette valeur travail n'intégre pas tout le temps de travail. Elle va reposer sur une durée dite "raisonnable" ou "acceptable". C'est-à-dire le réel passé à la production. Les temps d'attentes, de pause ou de panne sont exclus. A cela s'ajoute bien entendu la qualité du produit et de la marchandise. Car la durée de production n'est pas toujours corrélé à la qualité.
Au total, le travail est vu comme la fonction sociale qui lie l'ensemble des marchandises et des services. Les hommes ne travaillent pas seulement pour satisfaire un besoin de reconnaissance sociale, mais aussi pour relayer les actions des autres individus composant la société.
Le problème posé est alors la juste rétribution du travail. Une vaste question. Un débat perpétuel. D'autant que les machines remplacent les hommes pour permettre d'accélérer les cadences de production et réduire les coûts. La valeur du capital réduit sensiblement le poids de la valeur travail dans les marchandises, mais reste marginal dans les services.